Coït interrompu

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La contraception naturelle est un moyen d'éviter une grossesse sans utiliser de produit chimique ou hormonal.

Le coït interrompu, ou retrait, est un mode de contraception qui fait participer essentiellement l'homme.

Afin d'éviter la rencontre entre l'ovocyte et le spermatozoïde, dans le corps de la femme, l'homme se retire avant d'éjaculer. Cette méthode ancestrale est moyennement fiable.

Coït interrompu : éviter la fécondation

Le coït interrompu est également appelé méthode du retrait, ou coitus interruptus (en latin). Elle consiste à éviter la rencontre entre le spermatozoïde et l'ovocyte, pour éviter la fécondation et la grossesse.

Pour cela, pendant le rapport sexuel, l'homme se retire du sexe de la femme avant l'éjaculation. Il éjacule donc à l'extérieur du corps de sa partenaire. Ainsi, les spermatozoïdes n'entrent pas dans le vagin.

Une méthode de contraception naturelle ancestrale mais frustrante

La méthode du retrait est la méthode la plus ancienne de contraception. Naturelle, simple, gratuite, sans effets secondaires, elle est accessible à tous.

Malheureusement, cette méthode suppose une interruption du rapport sexuel au moment le plus agréable : l'orgasme. Elle est donc frustrante pour le couple, en particulier pour l'homme.

Si l'homme n'éjacule pas après son retrait, il peut par ailleurs avoir des maux de ventre ou testiculaires.

Coït interrompu : quelle fiabilité ?

La méthode du retrait est associée à un taux d'échec de 4 % lorsqu'elle est parfaitement utilisée, c'est-à-dire lorsque le partenaire se retire avant l'éjaculation, à chaque rapport sexuel impliquant une pénétration vaginale, et qu'il éjacule suffisamment loin de l'orifice vaginal pour éviter que tout écoulement ne l'atteigne. En cas d'utilisation moins rigoureuse, il passe à 18 %. En comparaison, l'utilisation d'un préservatif est associée à 3% de risque de grossesse en cas d'utilisation rigoureuse, et 17 % en cas d'utilisation plus usuelle.

Les échecs liés à la méthode du retrait, même lorsqu'elle est bien maitrisée, pourraient être dus à la présence de spermatozoïdes dans le liquide pré-éjaculatoire, qui s'écoule du pénis pendant le rapport sexuel.

Qu'est-ce que le liquide pré-éjaculatoire ?

Le liquide pré-éjaculatoire est un produit fabriqué par les glandes de Cowper et les les glandes péri-urétrales, en cas d'excitation sexuelle. Grâce à sa texture visqueuse, il joue un rôle de lubrification ; de plus, il crée un environnement propice à la survie des spermatozoïdes, en neutralisant l'acidité qui y règne. Il est produit en quantité variable d'un homme à l'autre.

Le liquide pré-éjaculatoire contient-il des spermatozoïdes ?

Le liquide pré-éjaculatoire en lui-même ne contient pas de spermatozoïdes ; mais, après une éjaculation (suite à une masturbation ou à un rapport avec un partenaire), une petite quantité de sperme peut rester dans l'urètre. Lors du rapport suivant, celui-ci pourrait, se mélangeant au liquide pré-éjaculatoire, donner lieu à une fécondation.

Peu d'études scientifiques se sont intéressées à cette question, et ce, malgré l'utilisation très répandue de la technique du retrait. Certaines ont mis en évidence la présence de spermatozoïdes dans ce liquide, sans être en mesure de confirmer leur pouvoir fécondant, d'autres ont constaté leur absence.

Le fait d'uriner après une éjaculation pourrait contribuer à éliminer les spermatozoïdes résiduels, pour réduire les risques de grossesse au rapport suivant.

Bon à savoir : cette méthode ne protège aucunement des infections sexuellement transmissibles. Le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) est par exemple présent dans le liquide pré-éjaculatoire, pas seulement dans le sperme.

Pour qui ?

Cette partique présente donc des limites, et n'est pas considérée comme une méthode de contraception fiable par la plupart des professionnels de santé. Elle demande de la rigueur, une bonne connaissance et maitrise de son corps, notamment de la part de l'homme, et n'est donc certainement pas indiquée lorsqu'on démarre sa vie sexuelle.

En revanche, chez un couple où les partenaires se connaissent bien et pour lesquels l'arrivée d'un enfant ne serait pas mal vécue, elle peut représenter une option pour retarder une éventuelle grossesse future.

Elle peut également être couplée à d'autres méthodes de contraception pour minimiser les risques de conception (utilisation par exemple d'un préservatif lors des périodes du cycle où la femme est féconde).

 

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