La contraception permet de réduire la probabilité d’une grossesse, ou de l’éviter. La contraception peut concerner l’homme et la femme.
Chez la femme, on peut éviter une grossesse en bloquant l’ovulation (contraception), ou en empêchant la gestation (contragestion).
Contraception féminine : jouer sur le cycle menstruel
Le cycle menstruel féminin est différent chez chaque femme. C’est ce qui leur permet de procréer : l’ovulation produit un ovocyte (ovule) qui, fécondé par un spermatozoïde masculin, donne un embryon. Cet embryon se loge dans l’utérus. Si la membrane de l’utérus est dans une bonne configuration, l’embryon pourra y grandir pendant neuf mois.
La contraception féminine, mécanique ou hormonale, joue sur plusieurs étapes de la procréation :
- Bloquer l’ovulation : pilule contraceptive, patch, implant, anneau ;
- Éviter la rencontre entre l’ovocyte et le spermatozoïde (fécondation) : préservatif féminin, coït interrompu, spermicides, diaphragme, ligature des trompes, etc. ;
- Empêcher la nidation dans l’utérus : stérilet, pilule sans œstrogènes, pilule du lendemain et du surlendemain.
Contraception féminine : les hormones à l’honneur
Le cycle menstruel féminin est régulé par de nombreuses hormones. Les plus importantes sont :
- Les œstrogènes : les variations de la concentration en œstrogènes permettent l’ovulation ;
- La progestérone : elle stimule l’utérus pour qu’il puisse accueillir l’ovule fécondé.
Les contraceptifs féminins hormonaux incluent des œstrogènes, pour empêcher l’ovulation, et/ou des progestatifs, pour éviter la nidation.
Des contraceptifs aux effets combinés
La plupart des contraceptifs destinés aux femmes ont des effets multiples sur le cycle menstruel.
La pilule contraceptive, l’anneau et l’implant contiennent à la fois des œstrogènes et des progestatifs. Ils permettent donc à la fois d’empêcher l’ovulation et la gestation.
Attention toutefois, des chercheurs ont montré qu’il existerait une association entre le risque de survenue d’un cancer du sein et l’utilisation actuelle ou récente de contraceptifs hormonaux dans des proportions similaires, qu’il s’agisse d’un contraceptif oral combiné, d’un progestatif oral seul, d’un progestatif injectable, d’un implant progestatif ou un dispositif intra-utérin progestatif. Ainsi, les risques relatifs (par rapport aux femmes ne prenant pas de contraceptifs) seraient augmentés de 20 à 30 %.